MAINTENANCE DES RESPIRATEURS

MAINTENANCE DES RESPIRATEURS ET LA GMAO

Ceci est un raport de stage de l-Université de Technologie de Compiègne; c'est un rapport d'étudiant(e)s et doit être pris comme tel

RÉSUMÉ:
La technologie des dispositifs médicaux comme les ventilateurs pulmonaires est de plus en plus complexe. La maintenance de ceux-ci demande une grande compétence de la part des techniciens. De plus, la traçabilité de la maintenance doit être irréprochable. L'utilisation d'une GMAO est indispensable.
MOTS CLEFS : GMAO, Traçabilité, Ventilateurs pulmonaires

SUMMARY :

The technology of medical devices as the lung ventilators is more and more complex. The maintenance of these asks for a big competence on behalf of the technicians. Furthermore, the historic of the maintenance should be irreproachable. The use of a GMAO is indispensable.
KEYWORDS : GMAO, Historic, the lung ventilator


La maintenance des dispositifs médicaux demande une grande rigueur ainsi que le respect de grands principes afin d'assurer une maintenance efficace et fiable.


1° Domaine d'utilisation des respirateurs

Lorsqu'un patient ne peut plus assurer une fonction respiratoire spontanée suffisante, il doit être placé sous ventilation artificielle.

Il existe plusieurs types de ventilateurs pulmonaires :

    • les ventilateurs d'urgence,
    • les ventilateurs d'anesthésie,
    • les ventilateurs de réanimation,
    • les ventilateurs de pédiatrie.

Le ventilateur d'urgence

Le ventilateur d'urgence doit être petit, léger, robuste, fiable, facile à utiliser. Il utilise un seul gaz moteur l'oxygène et est alimenté soit par la distribution générale de fluide soit par une bouteille (pour le transport). Un seul mode de ventilation est possible : la ventilation contrôlée. Le mélange de gaz a administré est réglable : soit 50% d'oxygène ou soit 100% d'oxygène. Pour utiliser ce type de respirateur, on doit uniquement régler la fréquence ainsi que le volume délivré. L’alarme de débranchement ainsi que la limite de pression sont les seules alarmes disponibles. En général, on trouve ces respirateurs dans les services d'urgences. (SMUR, SAU).

Le ventilateur de réanimation

La particularité du ventilateur de réanimation est sa longue utilisation. En effet, il doit être capable de fonctionner plusieurs jours sans interruption sur un même patient. Il utilise un mélangeur deux gaz : l'air et l'oxygène. Ce type de respirateur doit posséder plusieurs modes de ventilations qui vont de la suppléance totale à l'assistance respiratoire du patient afin de permettre le rétablissement de ce dernier. Le circuit respiratoire utilisé est constitué en général d'un capteur de spirométrie, d’une cellule d’oxygène, d’un circuit patient et peut être associé à un humidificateur.

Le ventilateur d'anesthésie

Jusqu'à quelques années, quelques appareils de réanimation (ex : Siemens avec S900B et 900C) offrait la possibilité d'une utilisation en anesthésie. Pour cela, il suffisait d'ajouter un mélangeur trois gaz (Air, O2, N2O) associé à une cuve d'halogéné.

Aujourd'hui, les appareils d'anesthésie ont une conception différente. En effet, plusieurs équipements sont inclus directement sur l'appareil : le mélangeur qui assure le mélange et le dosage des gaz, les cuves d'halogénés qui permettent l'évaporation et le dosage de l'anesthésiant ( isoflurane, sevoflurane, desflurane). Au contraire du ventilateur de réanimation, l'appareil d’anesthésie fonctionne principalement en circuit fermé. Ce procédé permet d’économiser d’une part les solutés anesthésiants et d’autre part les gaz en recyclant le volume expiré par le patient. Ce dernier impose l'ajout d'un bac à choux sodée qui permet l'élimination du C02 rejeté par le patient. De plus, un équipement de monitorage des gaz est incorporé à l'appareil. Comme un respirateur d'anesthésie ne fonctionne que quelques heures sur un même patient, très peu de mode sont utilisés : la ventilation contrôlé et la pression assistée.

Ventilateur de pédiatrie.

Le ventilateur de pédiatrie fonctionne sur le même principe que les respirateurs de réanimation. La principale différence est l'utilisation d'un circuit patient avec des tuyaux de diamètre moindre associés à des plages de réglages adaptées à la ventilation du nourrisson : petits volumes courants, plage de fréquences plus élevées.

2° Les différents modes de ventilation

Pression contrôlée

Principe : Le ventilateur délivre les insufflations à une pression préréglée maintenue
constante et à un débit décélérant, pendant une durée préréglée
et une fréquence préréglée.

Objectif : - C'est de fournir un niveau de pression contant pendant toute l'inspiration,
- C'est d'éviter des pressions inutilement élevées dans les voies aériennes,
- C'est de fournir un modèle de débit décélérant,
- C'est de permettre une fréquence respiratoire et un rapport I:E contrôlés.

Applications :
Ce mode convient aux patients sans capacité respiratoire. Il est aussi destiné aux patients
présentant une grande fuite au niveau du tube trachéal ou ayant subi des lésions pulmonaires
ou encore souffrant d'asthme.


Volume contrôlé

Principe : Le ventilateur délivre le volume courant préréglé à un débit constant pendant
la durée d'insufflation préréglée, avec la durée plateau préréglée, et
la fréquence préréglée.
Objectif : - C'est de fournir une ventilation contrôlée,
- C'est de délivrer un volume minute/courant préréglé à une fréquence
respiratoire préréglée, quelles que soient les variations de la résistance
et/ou de la compliance pulmonaire,
- C'est de fournir une durée d'insufflation et une durée plateau contrôlées
(si préréglées). Applications :

Ce mode convient aux patients présentant des poumons "normaux" et placés sous
ventilation pour d'autres raisons et pour les patients postopératoires en général.


Volume assisté

Principe : Le patient déclenche chaque respiration. S'il est en mesure de respirer sans
assistance, la respiration spontanée naturelle est possible avec surveillance
des volumes atteints. Si le patient a besoin d'aide, le ventilateur adapte
automatiquement, respiration après respiration, le niveau d'assistance de la
pression inspiratoire aux changements des propriétés mécaniques du
poumon/thorax afin de garantir l'utilisation constante du niveau le plus bas
possible pour la délivrance des volumes minute et courant préréglés.
Objectif : - C'est de fournir une ventilation où chaque respiration est déclenchée par le patient, - C'est d'obtenir le volume courant/minute souhaité par le patient,
- C'est de délivrer une assistance variable en fonction des besoins du patient
pour chaque respiration,
- C'est de garantir une ventilation assistée en cas d'apnée,
- C'est de fournir l'assistance adéquate aux patients qui n'ont pas la capacité
suffisante de respirer tout seuls,
- C'est de faciliter le processus de sevrage.

Applications :

Ce mode convient au sevrage et aux patients avec une capacité respiratoire insuffisante.
Il est aussi destiné aux patients postopératoires avec une commande respiratoire intacte.


Volume contrôlé à régulation de pression (VCRP)

Principe : Les respirations sont délivrées au volume courant et à la fréquence préréglés,
pendant la durée inspiratoire préréglée.
Le ventilateur adapte automatiquement, respiration après respiration, la
pression inspiratoire aux changements des propriétés mécaniques du
poumon/thorax, afin de garantir l'utilisation du niveau de pression le plus bas
possible pour la délivrance des volumes minute et courant préréglés.
La pression inspiratoire est maintenue constante pendant toute la durée
inspiratoire préréglée.
Le débit inspiratoire est décélérant.
Objectif : - C’est de délivrer un volume minute/courant préréglé à une fréquence
préréglée et une pression constante, pendant toute l'insufflation,
- C'est de délivrer un débit inspiratoire décélérant,
- C'est de délivrer une fréquence respiratoire et un rapport I:I contrôlés,
- C'est de délivrer un volume courant préréglé au niveau de pression le plus
bas possible.

Applications :

Ce mode est destiné aux patients sans capacité respiratoire. Il convient également aux
patients avec des poumons présentant une différence ou une résistance.

Aide inspiratoire

Principe : Le ventilateur délivre les insufflations à une pression préréglée maintenue
constante pendant toute l’inspiration et avec un débit décélérant.
Toutes les respirations sont déclenchées par le patient.
Objectif : - C'est de faciliter le processus de sevrage,
- C'est de fournir une assistance au cours de l’inspiration du patient
conformément au niveau de pression préréglé,
- C'est de délivrer l’assistance adéquate pour les patients n’ayant pas la
capacité suffisant de respirer tout seul. Applications :

Ce mode convient aux patients respirant de manière spontanée mais nécessitant une
surveillance. Il est destiné aux patients en phase de sevrage.

VACI (Volume Contrôlé) +Aide inspiratoire

Dans ce mode de ventilation combinée, le ventilateur délivre des respirations
mandatées comme en Volume Contrôlé et des respirations assistées déclenchées par
le patient comme en Aide Inspiratoire.

VACI (Pression Contrôlé) +Aide inspiratoire

Dans ce mode de ventilation combinée, le ventilateur délivre des respirations
mandatées comme en Pression Contrôlé et des respirations assistées déclenchées par
le patient comme en Aide Inspiratoire.


3° Texte liée aux respirateurs

A. Normes et homologations

Les ventilateurs sont soumis à homologation. Ils doivent être conformes aux normes.

- NFC 74384 (août 86), appareil d'électricité médical, règles particulières de fonctionnement, élément de surveillance de la respiration.

- NFC 74735(septembre 87), appareils électromédicaux, règles particulières de sécurité pour appareil d'anesthésie.

- NFC 74350 appareils électro-médicaux, règles particulières de sécurité pour ventilateur pulmonaire à usage médical.


B. Marquage CE

Avant le 1er janvier 1995, les appareils médicaux commercialisés en France devaient être homologués. Depuis le 1er janvier 1995 et jusqu'au 1er juin 1998, les dispositifs médicaux doivent être soit homologués, soit marqués CE. Depuis le 13 juin 1998, ils doivent obligatoirement porter le marquage CE.

Le marquage CE est une procédure Européenne ; les produits marqués CE peuvent circuler librement au sein de l'Union Européenne. Par exemple, un appareil pour lequel Dräger Lubeck a obtenu le marquage CE en Allemagne peut être commercialisé directement en France. Le marquage CE est attribué par des Organismes Notifiés, comme le G-Med en France. les TÜV en Allemagne, le BSI en Angleterre, etc.
Le marquage CE "général" pour les dispositifs médicaux ne doit pas être confondu avec le marquage CE pour la compatibilité électromagnétique (CE-CEM), qui est obligatoire depuis le 1er janvier1996.

C. Arrêtés et circulaires
L'arrêté du 5 octobre 1995 impose les points suivants sur les équipements médicaux d'anesthésie et de réveil :
    • Contrôle lors de la 1ère mise en service, puis à chaque remise en service, notamment après un dépannage,
    • Check-list avant chaque utilisation sur des patients,
    • Maintenance organisée,
    • Systèmes ou procédures de secours en cas de panne d'électricité ou de fluides médicaux.
    • Création d'une Commission Nationale de Matériovigilance,
    • Nomination pour chaque établissement de santé d'un correspondants local de matériovigilance,
    • Signalement obligatoire des incidents et des risques d'incidents,
    • Enregistrement et traitement des informations recueillies,
    • Réalisation et suivi d'actions correctives.
    • Toutes les entrées de gaz des mélangeurs et ventilateurs doivent être équipés de clapets anti-retour,
    • Les canalisations d'alimentations doivent être débranchées des prises murales après utilisation,
    • Le fonctionnement des mélangeurs doit être vérifié régulièrement,
    • Pressions d'alimentation P02 > PAir > PN2O,
    • Monitorage obligatoire de la FiO2 (avant le 8/12/97), Acquisition de mélangeurs ou ventilateurs uniquement homologués ou marqués CE,
    • Les consignes de maintenance du fabricant doivent être respectées,
    • Signalement obligatoire des incidents.
    • Tous les évaporateurs doivent être équipés de système de détrompage (clés de remplissage) avant fin 1999.
    • Vérification régulière des flexibles d'O2, Air, N20.
    • Signalement obligatoire des incidents.
    • Monitorage d'halogéné obligatoire si un évaporateur d'halogéné est utilisé,
    • Système d'évacuation de gaz anesthésique obligatoire en cas d'utilisation de N20 et/ou halogéné.

  • Le délai d'application a été fixé à 6 mois seulement, soit jusqu'en avril 1996.

    Le décret du 15 janvier 1996 décrit la procédure de matériovigilance


    Circulaire du 17 juin 1996 sur les mélangeurs


    Circulaire du 20 juin 1996 sur les évaporateurs


    Circulaire du 22 juillet 1996 sur les flexibles de gaz


    Projet de norme européenne prEN 740

    Points supplémentaires par rapport aux textes actuels :


5° Maintenance du respirateur Servo Ventilator 300

A. Description du Servo Ventilator 300

Le respirateur Servo Ventilator 300 de marque Siemens est un respirateur de réanimation conçu pour les adultes, les enfants et les nourrissons. Il se compose de deux éléments principaux raccordés par un câble :
    • une unité de commande,
    • une unité patient.
  • L’unité de commande contient l’électronique nécessaire au contrôle de la ventilation. Les réglages s’effectuent à l’aide de boutons placés en face avant. Les informations portant les réglages et sur la respiration du patient sont visualisées sur des affichages et des rampes lumineuses. Les informations nécessaires aux systèmes de régulation sont envoyées à l’unité patient.

    L’unité patient comporte un système à rétroaction qui assure la surveillance des débits et des pressions. Des transducteurs mesurant en continu les valeurs des débits et des pressions, qui sont comparées aux valeurs préréglées sur la face avant. Toute différence entre les valeurs instantanées et préréglées déclenche des signaux de correction vers les valves de commande.


Schéma et principe de fonctionnement de la partie pneumatique

Le ventilateur pulmonaire est alimenté en gaz par de l’air (1) et de l’oxygène (2). Ensuite, le débit de gaz fourni est régulé par les blocs de gaz (3) puis les gaz sont mélangés dans la section inspiration (4). Un transducteur (5) protégé par un filtre bactérien mesure la pression du mélange gazeux et une cellule O2 (7) protégée elle aussi par un filtre bactérien mesure la concentration en oxygène. Un tuyau inspiratoire (6) dirige le mélange gazeux vers le système patient et un tuyau expiratoire (8) évacue le gaz expiré du patient. Le transducteur (9) permet de mesurer le débit de gaz à travers le canal expiratoire. La pression expiratoire est mesurée par un transducteur (10) protégé par un filtre. La valve expiratoire (11) permet de réguler la pression de gaz dans le circuit patient. Enfin, une valve anti-retour (12) permet de rejeter les gaz du circuit patient à l’extérieur.
Le Servo 300 peut être équipé d'un écran de visualisation (Servo Screen 390) qui permet de fournir les informations essentielles pour l'évaluation permanente de l'état du patient au cours de la ventilation.

Il peut être aussi équipé d'un nébuliseur (SUN 345). Cet appareil est destiné à l'administration de médicaments par nébulisation au cours du traitement respiratoire quel que soit le mode de ventilation utilisé.


B. Maintenance préventive du SV 300
Le ventilateur pulmonaire SV 300 doit faire l'objet d'un entretien à des intervalles réguliers. La société Siemens préconise un contrôle préventif tous les 1000 heures ( ou tous les six mois) avec changement de la valve expiratoire et une révision préventive complète tous les 3000 heures [2]( ou tous les ans) avec changement de tous les filtres bactériens. (cf. Annexe 2)

De plus, un contrôle de fonctionnement doit être effectué tous les six mois.


C. Procédure de contrôle de fonctionnement du SV 300

En utilisant la documentation constructeur, une procédure complète est ainsi réalisée:

Matériels nécessaires :

  • Un ballon test,
  • Un circuit patient,
  • Un simulateur de poumon (ex: QA-VT de chez Metron)
  • Un testeur de sécurité électrique (ex: QA90 de chez Metron)

Préparatifs :

  • Inspection visuelle ;
  • Raccorder le système respiratoire complet à utiliser ;
  • Raccorder un ballon test ;
  • Raccorder l'air et l'oxygène ;
  • Régler le ventilateur suivant la figure suivante :

 


Conformité
  Oui Non
1.Mise en marche
  • Mettre sous tension
  • Vérifier que les voyants "Secteur" et "Recharge Batterie" s'allument
  • Sélectionner le mode "Attente"
  • Vérifier que tous les voyants jaunes et rouges s'allument.
      • La présence de signaux d'alarme sonore et de mise en garde. 
        Fermeture des valves expiratoire et de sécurité.

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2.Contrôle des fuites
  • Sélectionner la gamme "Nourrissons" et le mode "Pression Contrôlée".
  • Vérifier que la rampe lumineuse de la pression des voies respiratoire indique 40 cmH2O+/- 5.
  • Maintenir le sélecteur "Pause maintenue" sur "Expiré".
  • Vérifier que la chute de pression ne diminue pas de plus de 10 cm H2O pendant 30s.

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3.Vérification potentiomètre PEP et Temps Inspiré %
  • Agir lentement, en sens anti horaire, sur le potentiomètre PEP pour couvrir la totalité de la plage de réglage.
  • Vérifier que les indications des diodes de la rampe lumineuse se référant à la PEP sont continues et exemptes de sauts brusques
  • Faire de même pour le Temps Inspiré
  • Vérifier que les indications de la fenêtre Temps Inspiré (s) sont continues et exemptes de sauts brusques
  • Régler ensuite le Temps Inspiré à 25%.


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4. Niveaux de pression
  • Sélectionner la gamme "Adultes",
  • Régler le sélecteur "Pression Contrôlée, Niveau sur PEP" à 30 cm H2O
  • Régler le potentiomètre "PEP" à 10 cm H2O
  • Vérifier qu'à la fin de l'inspiration la rampe lumineuse de la pression des voies respiratoires et que l'affichage "PI max." indiquent la même valeur (38 à 42 cm H2O)
  • Vérifier qu'à la fin de l'expiration la rampe lumineuse de la pression des voies respiratoires et que l'affichage "Fin exp" indiquent la même valeur (9 à 11 cm H2O)




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5. Seuil de déclenchement
  • Positionner le potentiomètre "Seuil de déclenchement Niveau sur PEP " dans la zone verte.
  • En fin d'expiration, comprimer rapidement le ballon puis le relâcher.
  • Vérifier que les 2 diodes jaunes en bas à droite sur la rampe lumineuse de la pression des voies respiratoires clignotent une fois
  • Vérifier qu'un cycle respiratoire commence



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6. Alarme de limite supérieure de pression
  • Régler la "PEP" à 0.
  • Régler le bouton "Pression Contrôlée, Niveau sur PEP" à 30
  • Tourner la limite supérieure. de pression dans le sens anti horaire
  • Vérifier que l'alarme se déclenche à 30 cm H2O
  • Régler le bouton "Pression Contrôlée, Niveau sur PEP" à 0



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7. Volumes courant et minute
  • Sélectionner le mode "Volume Contrôlé".
  • Régler la fréquence à 20 resp/min
  • Régler le volume de sorte que l'affichage "Volume minute " indique 7,5 l/min.
  • Vérifier que l'affichage "Volume minute expiré " indique 7,5 l/min +/-0,5
  • Vérifier que l'affichage "Volume courant inspiré ml" et "Volume courant expiré " indique la même valeur que l'affichage "Volume courant" ( 375ml +/- 10ml)



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8. Alarme de volume minute
  • Tourner lentement le bouton "Limite inférieure d'alarme" dans sens horaire.
  • Vérifier que l'alarme retentit lorsque le volume minute mesuré dépasse la limite inférieure d'alarme
  • Tourner lentement le bouton "Limite supérieure d'alarme" dans sens antihoraire..
  • Vérifier que l'alarme retentit lorsque le volume minute mesuré dépasse la limite supérieure d'alarme






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9. Gamme "Nourrissons"
  • Sélectionner la gamme "Nourrissons"
  • Vérifier que le voyant "Nourrissons 1/10" s'allume
  • Tourner le volume dans le sens antihoraire jusqu'à ce que l'affichage du volume courant inspiré ne clignote plus
  • Vérifier que l'affichage "Vol. courant" indique une valeur inférieure à 40 ml
  • Tourner lentement le bouton "Limite inférieure d'alarme" dans sens horaire.
  • Vérifier que l'alarme retentit lorsque le volume minute mesuré dépasse la limite inférieure d'alarme
  • Tourner lentement le bouton "Limite supérieure d'alarme" dans sens antihoraire.
  • Vérifier que l'alarme retentit lorsque le volume minute mesuré dépasse la limite supérieure d'alarme
  • Sélectionner la gamme "Adultes", régler le volume de sorte que l'affichage "Volume minute" indique 7,5 l/min
  • Réarmer l'alarme

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10. Alarme des tuyaux
  • Sélectionner le mode "Pression Contrôlée"
  • Régler la PEEP à +5 cm H2O
  • Détacher le filtre bactérien
  • Vérifier que la présence de l'alarme "Contrôler les tuyaux"
  • Remonter le filtre bactérien
  • Régler la PEEP à 0 cm H20 et réarmer l'alarme



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11. Alarme d'apnée
  • Sélectionner le mode "Volume assisté".
  • Après 20s, vérifier que l'alarme d'apnée est activée
  • Vérifier le passage automatique au mode VCRP.
  • Réarmer l'alarme et vérifier le retour au mode "Volume assisté"

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12. Valve de sécurité
  • Débrancher le tuyau patient de la sortie inspiratoire et boucher l'orifice
  • Vérifier que l'alarme retentit, que la valve de sécurité s'ouvre

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13. Alarme concentration de O2
  • Sélectionner le mode "Volume Contrôlé". Maintenir le sélecteur "Pause maintenue" sur "Expiré" et relever la concentration de O2 affichée.
  • Tourner le potentiomètre "Concentration d'O2" dans le sens horaire.
  • Vérifier que l'alarme "Concentration d'O2" est activée à 6 +/- 1% au-dessus de valeur relevée
  • Régler la concentration d'O2 à 40%. Maintenir le sélecteur "Pause maintenue" sur "Expiré" et relever la concentration de O2 affichée.
  • Tourner le potentiomètre "Concentration d'O2" dans le sens antihoraire.
  • Vérifier que l'alarme "Concentration d'O2" est activée à 6 +/- 1% au-dessus de valeur relevée



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14. Alarme d'alimentation en gaz
  • Débrancher l'alimentation en O2
  • Vérifier que l'alarme se déclenche et que le volume minute réglé est maintenu
  • Brancher l'alimentation en O2
  • Débrancher l'alimentation en air
  • Vérifier que l'alarme se déclenche et que le volume minute réglé est maintenu
  • Débrancher l'alimentation en O2
  • Vérifier que la valve de sécurité s'ouvre

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15. Fonctionnement sur batterie
  • Débrancher le ventilateur
  • Vérifier que l'alarme batterie est activée
  • Réarmer l'alarme
  • Vérifier la présence d'un signal de mise en garde
  • Relever la charge de la batterie
  • Vérifier que le ventilateur fonctionne pendant 15minutes
  • Rebrancher le secteur

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16. Simulation sur QA-VT
  • Remplacer le ballon test par le poumon test du QA-VT. Régler ensuite sur le simulateur une résistance de Rp20 et une compliance de 0,02.
  • Sélectionner la gamme "Adultes", régler le volume de sorte que l'affichage "Volume minute l/min" indique 7,5 et la fréquence à 20 l/min
  • Vérifier que les mesures sur le QA-VT correspondent aux valeurs mesurées sur le Servo 300.
  • Régler ensuite le volume à 20 l/min
  • Vérifier que les mesures sur le QA-VT correspondent aux valeurs mesurées sur le Servo 300.
  • Régler la PEP à 10
  • Vérifier que les mesures sur le QA-VT correspondent aux valeurs mesurées sur le Servo 300.





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17. Vérification du Servo Screen 390 (Si présent)
  • Mettre en marche le Servo Screen 390
  • Régler l'affichage de sorte à visualiser uniquement la courbe Débit Temps
  • Vérifier que le débit inspiratoire moyen est de 0,55l/s +/- 0,05 l/s
  • Vérifier que le débit moyen au cours de la phase de pause est de 0 l/s +/- 0,04 l/s
  • Vérifier que la valeur de la pression de crête (Pcrête) est affichée et qu'elle correspond à la valeur affichée sur le panneau de commande du ventilateur.


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18. Vérification du Servo Ultra Nebulizer 345 (SUN 345) (Si présent) 
  • Remplissez le générateur d'ultrason d'eau et raccorder l'unité patient du SUN 345 à l'unité de commande
  • Mettre le ventilateur en mode "Volume contrôlé"
  • Mettre en marche le SUN 345
  • Vérifier qu'il y a formation de brouillard
  • Déconnecter le câble de raccordement et vérifier que le témoin du SUN 345 clignote
  • Raccorder le câble et arrêter le SUN345




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19. Test de sécurité électrique
  • Brancher le respirateur sur le QA-90
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Date : Nom de l'opérateur Signature
Appareil n° ____________    
Compteur : __________ h  




6° Maintenance du respirateur AXR1A

A. Présentation de l'appareil
Le respirateur AXR1-A développé par Bio-Ms est un respirateur volumétrique transportable destiné à la réanimation de l'adulte et de l'enfant. Son faible encombrement et sa robustesse en font l'appareil indispensable à toute situation d'urgence.

Sa conception pneumatique à cellules logiques ne nécessite qu'une seule source d'énergie pour assurer son fonctionnement.

L'AXR1-A est simple d'utilisation et ne nécessite qu'une seule source d'énergie : l'oxygène. Une trompe de venturi permet de réaliser une FiO2 à 55%. Pour la sécurité du patient, le ventilateur bénéficie d'un double dispositif d'alarme :

  • une alarme pneumatique de pression haute et basse : cette alarme sonore et visuelle prévient l'utilisateur de tout incident pouvant survenir durant la ventilation (débranchement, fuite ou obstruction).
  • Un rappel d'alarme électronique qui s'enclenche directement sur la poignée du ventilateur. Ce dispositif permet d'avertir l'utilisateur d'une coupure d'alimentation en oxygène.
  • B. Maintenance préventive

    Le respirateur AXR1-A [3]doit faire l'objet d'une maintenance préventive (cf. Annexe 4) à des intervalles réguliers.
    La société Bio-Ms préconise :

    Rappel d'alarme Filtre air Filtre anti-bactérien Tuyau de ventilation Contrôle des caractéristiques
    Périodicité 3 mois 3 mois 3 mois à chaque utilisation 6 mois

    C. Fiche de contrôle



     


    III. Maintenance des respirateurs avec la GMAO

    Le CHU de Reims dispose depuis 1999 d'une GMAO développé par Agilent Technologie : OPTIM.[4]


    1° Présentation de la G.M.A.O

    Le logiciel OPTIM est un outil de gestion de maintenance assisté par ordinateur. Il est souple, performant et fonctionne sous l'environnement WINDOWS.
    Cet outil très puissant permet d'obtenir un nombre illimité d'analyse, de rapport de gestion technique et de planning de maintenance.

    Il permet de réaliser différentes fonctions telles que :

      • La gestion de l'inventaire
        • Affectation des équipements par secteur géographique.
        • Impression des étiquettes code à barres
        • Mise à jour automatique par équipement ou groupe d'équipement (suppressions, ajouts, transfert de service, identifications, coûts, date de mise en service...)
        • Gestion des sous-ensembles d'équipement
      • Le suivi de la maintenance
        • Suivi des interventions par équipement, cause et nature des pannes, descriptif des interventions et détail des coûts
        • Gestion des pièces détachées et de leurs affectations aux interventions.
        • Gestion des maintenances préventives
        • Edition des demandes de devis, des bons de commande et des rapports d'interventions
      • La planification et le suivi de la maintenance préventive
      • La gestion des pièces détachées
      • Le suivi des contrats de maintenance
      • Gestion de la matériovigilance.

    2° Bilan des interventions sur les respirateurs

    La G.M.A.O. a permis de répertorier les différentes causes d'intervention sur les respirateurs :
        • Problème pneumatique :
          • fuite sur les circuits patients
          • fuite sur les circuits pneumatiques
          • Problème de mesure de la spirométrie : remplacement du capteur de spirométrie
        • Problème électrique :
          • cordon d'alimentation
          • fusible
          • batterie
        • Problème de mesure des concentrations :
          • de la FiO2 : remplacement de la cellule O2 ou du mélangeur
          • des halogénés : recalibrage de la cuve ou de l'appareil
        • Problème mécanique :
          • Remplacement des organes cassés ou usés
          • Perte d'un élément de l'équipement
        • Mauvaise utilisation des menus de la machine
        • Réforme d'appareils
        • Maintenance préventive

    3° Utilité de la G.M.A.O.

    Le service Biomédical est responsable de la conformité du parc de matériel installé, il faut compte tenu de l'importance des parcs d'équipements mettre en place un système de gestion de la maintenance et de suivi des équipements déficients.

    L'utilisation d'une G.M.A.O. leur permet de planifier la maintenance des dispositifs médicaux et le stock des pièces détachées. Le suivi des équipements est donc informatisé. Un étiquetage sur le respirateur signale la prochaine révision. Cette étiquette peut être soit une date, soit un nombre d'heures suivant si l'appareil dispose d'un compteur horaire. Cette étiquette permet au service utilisateur de savoir à quel moment il faut amener l'appareil au service biomédical. Les services utilisateurs sont donc sensibilisés au bon fonctionnement de leur parc de matériels.

    Elle leur permet également de renseigner les interventions en incluant directement les résultats des appareils de contrôle.


    4° Perspective d'avenir

    Pour améliorer le suivi de la maintenance, il faudra :
      • Inclure les procédures de maintenance dans le logiciel OPTIM pour améliorer la traçabilité des interventions,
      • Se munir d'un logiciel de GMAO en réseau avec les différents services :
    Ce système permettra d'informer l'utilisateur sur l'état de l'appareil (attente de pièces, en cours, etc.)

    Les demandes d'intervention seront informatisées

    Les services pourront consultés leur inventaire




    IV – Conclusion

    Du fait de l'évolution des dispositifs médicaux, la maintenance des respirateurs demande une grande rigueur et de grandes compétences de la part des techniciens.

    La maintenance assisté de la G.M.A.O s'inscrit dans le cadre d'une démarche qualité.

    Le service Biomédical en tant que responsable du parc d'équipement est tenu de mettre en œuvre une organisation pour une meilleure prise en compte de la maintenance. Cependant, la mobilisation et la sensibilisation de l'ensemble du personnel restent primordiales.

    Il semble évident que tout centre hospitalier doit posséder une G.M.A.O pour garantir une bonne exploitation des équipements.

    Ce stage m'a permis d'acquérir les éléments nécessaires à la maintenance et au contrôle des respirateurs qui me sera utile dans mon centre hospitalier. J'ai pu aussi me rendre compte de l'activité d'un grand centre hospitalier à l'occurrence le CHU de Reims

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